Le Gabon, pays d’Afrique centrale ouvert sur le monde, dispose de plusieurs aéroports internationaux dont l’Aéroport international Léon Mba de Libreville, principal point d’entrée aérien du pays. Dans ces espaces stratégiques, la douane gabonaise joue un rôle de premier plan. Elle incarne l’autorité de l’État aux frontières et veille à la régulation des flux de personnes, de biens et de capitaux.
Dans un monde globalisé où les flux de passagers et de marchandises n’ont jamais été aussi intenses, les aéroports sont devenus des points névralgiques du commerce et des échanges internationaux. Au cœur de ces plateformes de transit, la douane joue un rôle stratégique, à la fois économique, sécuritaire et sanitaire. Le premier rôle de la douane dans un aéroport est de contrôler les personnes, les marchandises et les devises qui entrent ou sortent d’un pays. Ce contrôle vise à :
- Appliquer les réglementations douanières nationales et internationales ;
- Prévenir le trafic de drogues, d’armes, de contrefaçons, ou encore d’espèces animales et végétales protégées ;
- S’assurer que les produits importés ou exportés respectent les normes sanitaires, sécuritaires et fiscales.
Un dispositif de contrôle aux frontières aériennes
La Direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI) du Gabon est présente dans tous les grands aéroports, notamment à Libreville, Port-Gentil et Franceville. Ses missions consistent à :
- Contrôler les voyageurs, bagages et marchandises à l’arrivée et au départ ;
- Lutter contre le trafic illicite (drogues, faux médicaments, devises non déclarées, contrefaçons, espèces protégées) ;
- Veiller au respect des interdictions d’importation et d’exportation (armes, certains produits alimentaires ou pharmaceutiques, etc.).
En 2023, les services douaniers gabonais ont intercepté plusieurs cargaisons illicites à l’aéroport de Libreville, notamment plus de 20 kg de cocaïne, des billets de banque non déclarés et des produits de contrefaçon (vêtements, cosmétiques).
Un acteur clé de la sécurité nationale
La douane collabore avec la police de l’air et des frontières (PAF), les services de renseignement et la gendarmerie. Elle utilise des outils de détection comme les scanners à rayons X, les contrôles canins et les bases de données internationales. Cette coopération est cruciale dans la lutte contre le terrorisme, le blanchiment d’argent et les réseaux criminels transnationaux.
Un levier fiscal et économique
La douane gabonaise constitue une source importante de recettes publiques. En 2022, plus de 600 milliards de francs CFA ont été collectés par les services douaniers, dont une part significative provient des aéroports (droits de douane, TVA à l’importation, redevances). Elle protège également le marché local contre la concurrence déloyale en encadrant les importations de produits subventionnés ou de faible qualité, souvent en provenance d’Asie. Cela permet de soutenir les industries locales et de favoriser la diversification économique voulue par les autorités.
Un service de proximité pour les passagers
Les douaniers présents dans les aérogares informent les voyageurs sur leurs obligations déclaratives, les franchises douanières (par exemple : 200 cigarettes, 1 litre d’alcool fort, 500 000 FCFA en espèces sans déclaration) et les produits interdits. La sensibilisation joue un rôle crucial pour éviter les infractions, surtout auprès des voyageurs non réguliers ou des touristes. Dans un contexte où le Gabon renforce ses capacités aéroportuaires pour devenir un hub sous régional, le rôle de la douane est plus stratégique que jamais. Gardienne des frontières, actrice de la lutte contre la fraude, génératrice de recettes et garante de la souveraineté nationale, la douane gabonaise reste un maillon essentiel du système de sécurité et de développement du pays.


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