Au Gabon, pays riche en opportunités économiques et en diversité culturelle, la présence d’étrangers venus d’Afrique, d’Europe ou d’Asie n’a rien d’exceptionnel. Mais pour s’installer au-delà de quelques mois, un document devient indispensable : la carte de séjour. Bien plus qu’une simple formalité administrative, elle conditionne le quotidien de milliers de résidents.
Une clé pour s’intégrer légalement
Pour Mamadou, jeune Sénégalais arrivé à Libreville pour travailler dans la restauration, la carte de séjour a représenté un véritable sésame : « Sans elle, impossible de signer mon contrat ou d’ouvrir un compte bancaire », confie-t-il. En effet, ce document garantit aux étrangers une situation régulière et leur ouvre des droits, notamment en matière de travail, de logement et parfois même d’accès aux services publics.
Des catégories adaptées aux profils
Il n’existe pas une, mais plusieurs cartes de séjour. L’étudiant inscrit à l’Université Omar Bongo, le commerçant du marché Mont-Bouët, l’expatrié d’une société pétrolière ou encore l’entrepreneur indépendant ne relèvent pas du même statut. Certains obtiennent une carte temporaire, valable un an, d’autres une carte de résident, parfois accordée pour dix ans, signe d’une intégration durable.
Un parcours semé d’étapes
Obtenir ce précieux document n’est pas de tout repos. Passeport, photos d’identité, certificat médical, casier judiciaire, preuves de ressources… La liste des pièces à fournir peut sembler décourageante. À cela s’ajoutent les frais administratifs et les délais d’attente. Mais comme l’explique un usager, étudiante marocaine : « On finit par s’habituer. La carte de séjour, c’est comme un rite de passage pour tout étranger qui veut vraiment s’installer au Gabon. »
Une question de sécurité et de gouvernance
Pour les autorités gabonaises, la carte de séjour n’est pas seulement un document administratif. Elle constitue aussi un outil de régulation et de contrôle des flux migratoires. Dans un contexte où Libreville attire de plus en plus de travailleurs étrangers, elle permet de mieux organiser la présence des non-nationaux et de lutter contre l’immigration irrégulière.
Combien ça coûte vraiment ?
Le tarif « classique » pour obtenir une carte de séjour de 24 mois au Gabon s’élève à 150 000 FCFA, pour toutes nationalités, lorsque la demande est faite dans les règles. Mais ce prix peut grimper très nettement dans d’autres situations : il s’y ajoute souvent une caution de rapatriement (destinée à couvrir les frais de retour dans le pays d’origine), qui peut atteindre 400 000 FCFA pour certains ressortissants africains. Et si la personne est en situation irrégulière (visa expiré ou entrée non conforme), une pénalité de 300 000 FCFA peut s’ajouter, ce qui peut porter le coût total à 820 000 FCFA.


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